Dave Salmoni (B.Sc. 1998), ancien de la Laurentienne et l’expert des grands prédateurs, sera en vedette dans une nouvelle série débutant ce soir à 20 h sur la chaîne Animal Planet du réseau Discovery Channel. Into the Pride suivra le parcours de Dave alors qu’il parcourt en profondeur la jungle africaine, en Namibie. Sa mission est double. Il désire effectuer un retour à ses racines sauvages et sauver une troupe de lions coquins de la suppression. Pour plus d’information sur la nouvelle aventure de notre conservationniste préféré, visitez le http://animal.discovery.com/tv/into-the-pride.
Dave Salmoni a récemment fait l’objet d’un article publié sur le site internet de la Laurentienne, signé Laura Young. À lire :
Lions, tigres et ours... « C’est plus héroïque que dans le cinéma » écrit Cosmo
Par Laura E. Young
Sur une grande photo parue dans Cosmopolitan Magazine (février 2008), M. Dave Salmoni (B.Sc. 1998) est allongé à côté d’un tigre et nous rappelle « le brave homme fascinant que nous aimons ». Né au Canada, cet expert des grands prédateurs y est mis en vedette au même titre que des stars de Hollywood, des célèbres musiciens et des grands footballeurs. À l’évidence, il côtoie un monde tout à fait différent de celui qu’il avait l’habitude de fréquenter.
Actuellement, M. Salmoni travaille en Afrique australe où il fait la chronique de sa vie parmi une troupe de lions. Il est propriétaire de Triosphere Productions, une société indépendante basée en Afrique du Sud et dont les émissions sont diffusées sur les chaînes Animal Planet et Discovery Network en vertu d’un contrat à long terme avec Discovery Communications.
En automne dernier, il a fait le circuit des infovariétés et a été invité de marque de Jay Leno et de David Letterman. En décembre 2007, lorsqu’un tigre a tué un homme après s’être échappé de son enclos, les médias nationaux l’ont sollicité en tant qu’expert pour expliquer le phénomène.
M. Salmoni a grandi à Sarnia, en Ontario, théâtre aussi de sa passion pour le football et la lutte, et passait l’été en famille au bord de la rivière des Français avant de prendre le chemin du nord, jusqu’à l’Université Laurentienne, où il s’est inscrit au programme de zoologie. Étudiant l’hibernation des ours noirs, il a rampé dans des tanières pour faire sortir et peser des ours soumis au traitement.
Il garde encore le contact avec certains professeurs, en particulier, M. Frank Mallory du Département de biologie - « Je l’aime à mourir » - et M. Joe Hammer. « Ces deux professeurs, dit-il, accordaient toujours de l’attention aux personnes qui avaient la passion pour les études. C’est pourquoi j’estime que mon diplôme ne laisse rien à envier aux meilleurs du monde. Bien entendu, il est facile d’obtenir un diplôme en assistant aux cours. Mais, dans mon domaine de spécialité où il faut pouvoir agir à un haut niveau, ces deux professeurs m’ont montré comment y parvenir. »
La Laurentienne est une communauté tissée de liens de proximité et, comme il l’avoue lui-même, M. Salmoni savait combien il était important de cultiver des relations de travail étroites avec les gens et les animaux. Les professeurs Mallory et Hammer pouvaient passer toute la journée sur le terrain avec les étudiants et, le soir, socialiser avec eux au dîner.
Ces jours-ci, M. Salmoni est une célébrité. Il est très présent sur le Web et, à en croire les témoignages abondants aussi bien sur Facebook que sur YouTube, commande une véritable dévotion, bien qu’au début, une occasionnelle photo « nue » eût de quoi l’embarrasser. « La transition avait quelque chose d’étrange, dit-il, mais elle m’a vraiment ouvert la voie. »
M. Salmoni use du vedettariat pour faire avancer son œuvre d’écologiste comme en témoigne la photo dans Cosmo, fruit des idées qu’il a lancées aux rédacteurs à l’occasion d’une fête mondaine, toujours poussé à trouver des solutions qui profitent aux humains et protègent les animaux.
« Cosmo est super, parce que le magazine vise un public élite que je n’espérais jamais atteindre. [Mais], à y penser, je trouve que c’est vraiment flatteur et je dois avouer que cela me fait sourire. »
Autrefois, M. Salmoni avait du mal à sensibiliser le public, mais ce n’est plus le cas maintenant. « Pour avoir passé maintes fois à la télé, dit-il, j’ai accès à de nombreuses tribunes, ce qui est magnifique. Je ne saurai que de m’en réjouir. »
« Reste un fait étrange, indique-t-il, celui d’un écologiste à la solde d’une société de divertissement. Il s’en défend en gardant le sens des proportions. « Il est facile de rester calme et fidèle à soi-même, dit-il. Et rien ne me le rappelle mieux que le face-à-face avec un lion. » Surtout si le lion a lu Cosmo.