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Professeur de Commerce obtient une récompense
17 juillet 2012 - Un commerce florissant, des entrepreneurs actifs et des outils de pierre taillée faits sur mesure : ces activités faisaient partie de la vie des communautés Paléoindiennes de l’Amérique du Nord voici plus de 10 000 ans selon un rapport de recherche du Professeur Jean-Charles Cachon de l’École de Commerce de l’Université Laurentienne.
La communication intitulée « Paleo Aboriginal Entrepreneurship: Evidence from Turtle Island » a reçu le Prix de la meilleure communication en entrepreneuriat autochtone lors de la conférence mondiale du Conseil international de la petite entreprise (CIPE), tenue à Wellington (Nouvelle-Zélande), le mois dernier. Elle sera publiée dans une revue scientifique australienne.
L’article résume les preuves archéologiques de l’existence de sociétés complexes couvrant de vastes territoires, capables d’innovation, de commerce et de développement à long terme. Il met en lumière les divers produits fabriqués, utilisés et diffusés par les peuples paléoindiens, notamment la pointe à cannelure, que M. Cachon appelle « la première innovation autochtone nord-américaine connue. »
« La technologie de la pointe à cannelure, explique M. Cachon, a permis aux peuples de cette civilisation d’abattre les mammifères géants de leur époque. La réalité est que, pendant plus de mille ans, les Paléoindiens ont cohabité avec une mégafaune, comme des mammouths et des mastodontes, et qu’ils avaient par conséquent besoin de créer ces pointes de lances taillées avec expertise. Une rainure spéciale à la base de la pointe permettait un empennage solide sur une longue lance. »
Il ajoute que les Paléoindiens étaient des maîtres-artisans, comme en témoignent les outils de pierre parfois fabriqués sur commande, prétaillés sur place dans la carrière, puis apportés au client et terminés en sa présence, selon sa manière de le manipuler.
Sur les encouragements de collègues de l’Université Laurentienne, les professeurs Patrick Julig et Kathryn Molohon (Département d’anthropologie), M. Cachon a examiné la documentation archéologique dans l’optique du commerce et de l’entrepreneuriat.
Professeur de commerce à la Laurentienne depuis quelque 30 ans, M. Cachon s’intéresse depuis toujours aux cultures et à l’apprentissage autochtones. Il développe des cours pour les Autochtones à la Faculté de gestion depuis 2006, et a également donné les premiers cours de commerce offerts par l’Université dans le cadre du programme à double reconnaissance de crédits financé par l’Initiative d’éducation autochtone Martin (http://mai-iam.ca).« La présentation de ces faits à des étudiants autochtones a de profondes retombées sur leur fierté et leur motivation, ajoute M. Cachon. Il faut dire haut et fort que fabriquer et vendre des produits n’est ni une invention occidentale, ni une forme d’oppression, mais des capacités innées des sociétés autochtones les plus anciennes. »
« Le travail de M. Cachon apporte un nouvel éclairage sur la vitalité de nos cultures autochtones, a déclaré Mme Sheila Cote-Meek, vice-rectrice associée aux programmes autochtones. Cet article nous rappelle le mode de vie et les activités entrepreneuriales qui florissaient ici à des époques très anciennes. »
L’article paraîtra dans le Journal of Australian Indigenous Issues publié par l’Université Monash, à Melbourne.
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