Survol du Programme
L’écologie boréale se définit comme l’étude de tous les aspects aquatiques et terrestres (génétiques, physiologiques, morphologiques, comportementaux et écologiques) du micro-habitat et du macro-habitat des écosystèmes boréals, avec un accent particulier sur les systèmes stressés, les effets des perturbations, la restauration, la pérennité et la conservation des espèces. Ce programme offre à des étudiants exceptionnels des possibilités d’études et de recherche et les prépare à des carrières dans l'enseignement et la recherche, dans des industries fondées sur les ressources ainsi que dans des entreprises environnementales des secteurs privé et public.
Exigences du Programme
Dans le programme de doctorat, les étudiants doivent suivre deux cours supplémentaires de trois crédits choisis en consultation avec leur comité consultatif de la recherche. Ces cours s’ajouteront au cours obligatoire BIOL-6056 - Doctorial Seminars et à la thèse BIOL-6000FL - Thèse de doctorat et refléteront les connaissances nécessaires pour accomplir le programme. Les cours du premier cycle ou les cours combinés du premier cycle et des cycles supérieurs (dont les critères de participation sont différents pour les étudiants du premier cycle et les étudiants des cycles supérieurs) ne peuvent pas être pris en compte pour le doctorat.
Thèse de recherche obligatoire
Pour le doctorat, une « thèse régulière » ou une « thèse par articles » est acceptable (BIOL-6000FL - Thèse de doctorat). Pour présenter une thèse par articles, lorsqu’il aura terminé sa thèse, l’étudiant devra avoir au moins trois articles soumis à un comité de lecture. Ce type de thèse doit aussi contenir une introduction générale et un résumé couvrant l’ensemble du projet.
Séminaires obligatoires
Tous les étudiants au doctorat doivent suivre le cours BIOL-6056 - Doctorial Seminars. Ils devront organiser, concevoir et créer une affiche et présenter deux séminaires aux autres étudiants du cours, un sur l’histoire et la philosophie de la science et l’autre sur leur sujet de recherche. La participation à tous les séminaires est obligatoire. De plus, les étudiants doivent assister aux séries de séminaires de leurs départements respectifs qui incluent systématiquement des présentations d’étudiants des cycles supérieurs et de conférenciers externes. Ce cours offrira une expérience commune à tous les étudiants inscrits au programme et les initiera à divers sujets de recherche.
Cours optionnels des cycles supérieurs
Les étudiants au doctorat peuvent suivre les cours des niveaux 5000 et 6000 actuellement offerts par les départements de biologie, chimie-biochimie et sciences de la Terre avec l’accord de leur superviseur, de leur comité consultatif de la recherche et du coordonnateur des études supérieures.
Examen de synthèse
Chaque étudiant du programme de doctorat en écologie boréale devra réussir un examen de synthèse. Cet examen doit avoir lieu dans les 18 mois suivant l’admission au programme. Il est possible de s’inscrire à cet examen pendant seulement deux sessions universitaires consécutives. À moins d'avoir une raison valide, tout étudiant qui ne réussit pas l’examen de synthèse dans le délai imparti n’aura pas le droit de poursuivre le programme. Le but de cet examen est d’avoir l’assurance que l’étudiant est capable de formuler des hypothèses de recherche sortant du domaine immédiat de sa thèse, qu’il possède de solides connaissances dans son domaine d’expertise et que ses connaissances générales sortant de son domaine sont adéquates. Le comité d’examen attribuera la mention « Réussite », « Incomplet » ou « Échec ». En cas d’échec, l’étudiant aura la possibilité de passer à nouveau l’examen de synthèse mais un deuxième échec entraînera son renvoi du programme de doctorat.
Processus de défense de la thèse
Les étudiants devront présenter un séminaire public puis défendre leur thèse à huis clos. Le processus d’évaluation de la thèse est établi par le bureau du doyen de l’École des études supérieures au nom de l’Université mais il comporte en général les caractéristiques suivantes. Le comité d’examen de la thèse est composé d’un président (sans droit de vote), d’au moins deux membres du comité consultatif de la recherche, d’un examinateur externe au programme et d’un examinateur externe à l’Université. Le superviseur ne fait pas partie du comité mais il assiste à la défense de la thèse. Après la défense, le comité d’examen se réunit en l’absence de l’étudiant afin d’évaluer son rendement. Il détermine si la thèse est acceptable pour le grade et si des corrections s’imposent avant de donner son approbation finale.
Scolarité obligatoire
Les étudiants doivent répondre à toutes les exigences du grade dans un délai de trois ans, ce qui comprend une année d’études sur le campus. Dans des circonstances exceptionnelles, une personne peut avoir la permission spéciale du doyen de l’École des études supérieures de déroger à cette règle. Le retour aux études à temps partiel est possible si l’étudiant a passé la moitié de sa scolarité sur le campus et présente un calendrier montrant qu’il terminera son grade dans un délai raisonnable. Les étudiants à temps plein peuvent s’attendre à obtenir un poste d’auxiliaire à l’enseignement pendant 4 ans au maximum à partir du début de leurs études de doctorat. Tous les candidats à temps plein doivent répondre aux exigences du doctorat dans les 6 ans suivant la date originale de leur admission. Les candidats à temps partiel ont jusqu’à 10 ans pour terminer leurs études de doctorat.
Recherches
Le programme de doctorat en écologie boréale comporte trois principaux volets :
Les écosystèmes aquatiques stressés
Ce volet a trait à la recherche sur les systèmes d’eau douce du Bouclier précambrien et des terres basses de la Baie d’Hudson. Il repose sur d’excellents dossiers et bases de recherche découlant des travaux concertés de l’Unité conjointe d’écologie de l’eau douce, un partenariat entre l’Université Laurentienne, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, le ministère de l’Environnement de l’Ontario, la Ville du Grand Sudbury et l’industrie minière. Étant donné que la région de Sudbury compte plus de 300 lacs et que le Nord de l’Ontario possède des milliers de lacs d’eau douce, de rivières et de terres humides, les possibilités de spécialisation dans ce domaine sont illimitées. Au nombre des sujets de recherche figurent la charge métallique inorganique, les précipitations acides, le réchauffement global, les études des systèmes biotiques à tous les niveaux trophiques, des procaryotes aux vertébrés.
Les écosystèmes terrestres durables
Ce volet traite des écosystèmes terrestres du Bouclier précambrien et des terres basses de la Baie d’Hudson. Il repose sur des dossiers et bases de données de recherche découlant de la collaboration entre l’Université Laurentienne, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, les industries forestières, minières, de l’écotourisme et du piégeage. Les sujets de recherche incluent la pérennité des populations de caribous des bois, la biodiversité des coléoptères aquatiques, la réintroduction du wapiti en Ontario, l’écologie des parasites des oiseaux et mammifères boréals, l’écologie des insectes des buissons et des arbres, la gestion de la forêt et de la martre d’Amérique, les conséquences des perturbations naturelles et anthropiques sur les écosystèmes boréals, et les études sur les retombées du réchauffement global sur les communautés végétales et fauniques terrestres.
Écologie de la conservation et de la restauration
Ce volet se concentre sur les écosystèmes perturbés du Bouclier précambrien et des terres basses de la Baie d’Hudson. Il repose sur des recherches de calibre international qui ont lancé le reverdissement de la région de Sudbury dans le cadre d’une collaboration entre l’Université Laurentienne, le ministère de l’Environnement de l’Ontario, la Ville du Grand Sudbury et l’industrie minière. Des visites et collaborations récentes avec des chercheurs scandinaves et russes ont mis en évidence les aspects mondiaux de ce domaine. Étant donné que le Nord de l’Ontario offre l’accès à de nombreux sites miniers et à des écosystèmes urbains stressés, il existe des possibilités sans pareil pour les personnes qui se spécialisent dans ce domaine. Les études portent sur l’eau d’exhaure acide, la contamination par des radionucléides, les retombées des métaux lourds et du pH, la biologie du sol, le reverdissement et le repeuplement des terres industrielles endommagées, l’identification d’espèces tolérant l’acide et les métaux, la conservation des vertébrés dans les habitats aquatiques, et la modélisation de la récupération végétale.
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Édifice Parker P-111
935, chemin du lac Ramsey
Sudbury ON P3E 2C6
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1 promenade Georgian
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705.728.1968 poste 1946