Contexte
En mai 2010, un plan d’enseignement (en deux parties) a été présenté au Sénat. La première partie établit huit priorités en matière d’enseignement pour l’Université Laurentienne tandis que la deuxième partie incite les facultés et la Bibliothèque à entamer le développement de la prochaine version du plan d’enseignement en élaborant leur propre plan. Les facultés et la Bibliothèque ont terminé cette tâche et, chemin faisant, ont basé leur plan sur les quatre principaux objectifs de l’Université ainsi que ses quatre domaines d’excellence universitaire :
1. Nos quatre principaux objectifs, que le Conseil et le Sénat ont approuvés, demeurent : reconnaissance nationale, université de choix, participation étudiante et liaison avec les collectivités.
2. Dans le cadre du processus de planification initiale relativement à l’enseignement, quatre domaines où l’Université est réputée avoir de solides atouts ont été identifiés et ont trouvé expression sous la forme de quatre déclarations d’« intention » :
a. Édification des collectivités en bonne santé
b. Propreté de l’eau, aujourd’hui et toujours
c. Développement des ressources en vue d’un monde en évolution
d. Éducation centrée sur l’avenir
Étant maintenant en place, ces plans d’enseignement serviront de guide aux doyens et à la bibliothécaire en chef en ce qui concerne les activités à entreprendre dans le domaine de l’enseignement, les budgets, les programmes et services de soutien aux étudiants et les besoins d’apprentissage au sein de leurs unités respectives.
Au cours de la prochaine étape, le COPA doit élaborer un plan d’enseignement institutionnel qui sera présenté à l’assemblée du Sénat en février 2011, en tenant compte de quatre facteurs majeurs. D’abord, il y a le cadre général, tel que défini par notre mission institutionnelle, en vertu de laquelle l’engagement de l’Université Laurentienne à être un établissement bilingue et triculturel constitue un facteur fondamental. Ensuite, tout plan institutionnel tiendra compte des différents plans d’enseignement des facultés et de la Bibliothèque. En outre, l’Université a l’intention d’améliorer l’expérience globale d’apprentissage au moyen de programmes d’enseignement pertinents et de qualité. Enfin, les nouveaux facteurs externes et internes à l’Université devraient aussi être considérés.
Au sujet des nouveaux facteurs, il y en a peut-être trois qui méritent d’être mentionnés. Tout d’abord, le plus évident est le plan de réduction du déficit budgétaire. Prévu pour trois ans (et nous entamons la dernière année), ce plan vise à éliminer du prochain budget le déficit de fonctionnement actuel, soit deux (2) millions de dollars, le montant estimé à l’origine. Le déficit réel dépendra de nombreux facteurs, mais le fait est que le Conseil des gouverneurs veut que l’Université aille de l’avant sans déficit de fonctionnement en 2011-2012 et qu’elle commence à éponger en 2012-2013 le déficit cumulé. Deuxièmement, le ministère de la Formation et des Collèges et Universités nous a fait savoir que le plan de financement de la croissance des effectifs à l’Université Laurentienne, c’est-à-dire les inscriptions au premier cycle, couvre tout au plus de 500 à 600 étudiants au cours des cinq prochaines années. Cet avis ne nous empêche pas de franchir ce seuil de croissance; il suggère que nous devons réfléchir davantage aux programmes d’études où nous allons favoriser la croissance et maintenir la haute qualité dans les programmes où les inscriptions augmentent. Troisièmement, et fait positif, l’habilitation récente des unités quant à la création de mineures au sein des programmes diplômants nous donnera la capacité de mieux réagir aux besoins et aux souhaits des membres de la population étudiante, qui auront davantage d’options et de flexibilité avec les spécialisations, majeures et mineures, ce qui enrichira ainsi leur expérience d’apprentissage.
Axes prioritaires de l’enseignement
En matière d’enseignement, quatre grands axes prioritaires ont vu le jour : excellence universitaire, programmes d’études pour Autochtones, interdisciplinarité, l’appui aux programmes en français et le mandat bilingue de l’Université Laurentienne.
1. Appui aux programmes en français et mandat bilingue de l’Université Laurentienne
En tant qu’université à mission bilingue, il est essentiel d’élaborer des programmes en langue française et de favoriser notre mandat de bilinguisme.
a. S’assurer que le Council of English Language Programmes (CELP) et le Conseil des programmes en français (CPF) sont inclus dans le processus de consultation pour toutes les initiatives entreprises par l’Université en matière d’enseignement;
b. Déterminer les programmes francophones où la demande est forte et s'assurer que les ressources humaines et financières consacrées sont suffisantes;
c. Concevoir, développer et offrir des programmes dans des secteurs névralgiques ou émergents qui répondent aux besoins des communautés francophone et francophile;
d. Offrir des services de qualité comparables en français et en anglais;
e. Enrichir et promouvoir le certificat de bilinguisme;
f. Offrir une gamme d’activités d’enseignement (conférences, séminaires, etc.) en français, en anglais et dans les deux langues;
g. Assurer l’articulation entre les différents établissements secondaires et postsecondaires offrant des services bilingues.
2. Programmes d’études pour Autochtones Étant l’un des rares établissements au Canada à se doter d’une mission triculturelle et comptant quelque 900 étudiants autochtones actifs sur le campus, l’Université Laurentienne doit déterminer la meilleure façon de remplir ce mandat.
a. Élaborer des propositions quant à la manière d’élargir le contenu autochtone par toutes les unités, après consultation avec la vice-rectrice associée aux programmes autochtones et avec les programmes d’études autochtones établies.
b. Revoir tous les cours des unités, en déterminer le contenu autochtone et déterminer des cours pouvant être offert par plusieurs unités, le cas échéant, dans les programmes d’études autochtones établies.
c. S’engager à embaucher tous les ans, au cours des cinq prochaines années, au moins un professeur autochtone en les recrutant activement, y compris en utilisant les médias autochtones.
d. Élaborer des programmes d’études supérieures.
3. Interdisciplinarité Il est clair que la réduction des dépenses au cours des années à venir, advenant qu’elle se poursuive, mettra en péril certains programmes d’études. Dès lors, nous devons examiner le niveau d’intérêt / participation de la population étudiante, le coût de prestation de même que la structure et le mode de prestation des programmes. La question sous-jacente est de savoir si, en examinant avec soin la façon dont nous utilisons les ressources disponibles, nous pourrions élaborer un ensemble de programmes de haute qualité, viables et demandés par les membres de la population étudiante, programmes qui viendraient renforcer les domaines d’excellence déjà identifiés, à savoir l’édification des collectivités en bonne santé, la propreté de l’eau aujourd’hui et toujours, le développement des ressources en vue d’un monde en évolution et l’éducation centrée sur l’avenir.
a. Formuler des propositions quant à la manière dont les programmes pourraient être combinés et regroupés afin d’offrir un nombre restreint de nouveaux programmes innovateurs qui engloberont les disciplines de plusieurs unités.
b. Élaborer des propositions en vue d’offrir des majeures et des spécialisations transfacultaires.
4. Excellence universitaire Le soutien à la réussite et à l’engagement de la population étudiante et le perfectionnement du corps professoral sont les deux éléments repris ici. En effet, pour les nouveaux professeurs et les étudiants, la transition vers leur nouveau rôle peut se révéler difficile. En favorisant la transition, le soutien de l’excellence universitaire aura pour ces deux groupes des avantages durables.
a. Développer le Centre d’excellence universitaire
i. Renforcer les soutiens aux membres de la population étudiante (conseils, tutorat par les pairs et orientation).
ii. Organiser des ateliers et symposiums sur l’excellence en enseignement et faire la promotion des prix.
iii. Créer à l’intention des étudiants des cycles supérieurs une option de « certificat modèle en enseignement supérieur ».
iv. Élaborer un nouveau cours à crédit de première année, « Introduction à l’Université », qui vise non seulement à renforcer les capacités des étudiants dans quatre domaines (rédaction, étude, numératie et recherche), mais aussi à les sensibiliser à l’engagement de l’Université en matière de bilinguisme et de triculturalisme.
b. Mettre en place d’un processus d’évaluation du Centre d’excellence universitaire
Impact sur le processus budgétaire
Comme l'Université va de l'avant pour atteindre ses objectifs et planifie en fonction du budget, un changement majeur dans le processus budgétaire est la participation des Doyens / Bibliothécaire en chef. Désormais, le Comité du budget fera participer les Doyens / Bibliothécaire en chef à la partie relative à l’enseignement du processus budgétaire et, en particulier, en ce qui concerne l'affectation des effectifs et des ressources au sein des unités d’enseignement. Les Doyens / Bibliothécaire en chef baseront leurs recommandations pour la dotation de nouveaux postes ou de postes de remplacement sur l'inscription à un programme, le rôle central du programme pour la mission de l'université, la capacité d'un département / école d'offrir au complet un programme annoncé, et le cas échéant, conserver son accréditation. Enfin, pour répondre aux demandes d'embauche, les Doyens / Bibliothécaire en chef prendront en considération la cohérence et la fonctionnalité du département / école d’où proviennent ces demandes.
Le plan d’enseignement sera révisé par le COPA chaque année.
Apprové par le Sénat de février 2011